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LE GUIDE DE L'ACCUEIL PERISCOLAIRE
Les enjeux des accueils périscolaires

Afin de répondre à la demande des familles, attirer de nouveaux habitants, favoriser l’épanouissement des enfants, l’accueil périscolaire est devenu un véritable enjeu du développement local, et son organisation se situe au carrefour d’enjeux multiples.

Les familles font état de leurs préoccupations sociales, économiques, éducatives afin de parvenir à concilier vie professionnelle, vie familiale et bien être de l’enfant. Les parents sont jeunes, travaillent l’un et l’autre souvent assez loin de leur domicile et n’ont pas forcément de famille à proximité directe. En renforçant le lien social et en améliorant la qualité de la vie, la collectivité contribue à l’attractivité de son territoire et à son développement, quand ce n’est pas parfois la survie du village. Le temps de l’enfant est enfin de plus en plus pris en considération depuis que se creuse le décalage avec le temps des parents ; cela se traduit par la multiplication des structures d’accueil périscolaire le matin, le midi et le soir.

Le temps périscolaire n’est pas qu’une question économique liée à la satisfaction des adultes, mais son aménagement contribue à l’accès à la citoyenneté des enfants, car c’est un temps éducatif à part entière qui peut améliorer leur vie. Il s’agit de solutions d’accueil de proximité et de qualité favorisant la construction et l’épanouissement de leurs enfants.

L’accueil périscolaire permet d’accueillir régulièrement ou occasionnellement les enfants scolarisés et de proposer des activités de loisirs éducatifs encadrés par un personnel qualifié. S’il constitue un service important rendu aux familles, il a aussi une vocation essentielle : celle de favoriser la continuité éducative par le développement, la découverte, la détente et l’apprentissage de la vie en société. Pour l’enfant, fréquenter l’accueil périscolaire c’est passer d’un univers à un autre, de l’école à la famille ou de la famille à l’école. C’est un lieu de plus dans sa journée et un nouveau temps en collectivité. Les conditions d’accueil et l’aménagement des locaux sont donc des éléments très importants pour que ce moment d’accueil soit agréable et ne soit pas vécu comme trop long.

LE TEMPS PERISCOLAIRE
Histoire de rythme

Le temps de l’enfant est rythmé par le temps scolaire et le temps familial, bien identifiés en termes de fonctions, de missions et d’acteurs. Un autre s’est progressivement glissé entre ces deux espaces, temps qualifié de périscolaire et d’extrascolaire selon les périodes concernées. Ce temps périscolaire réunit une importante diversité d’acteurs et fait l’objet d’une attention accrue des politiques sociales et éducatives. Qu’il s’agisse d’accueil, de parentalité, de lien social, d’aide aux devoirs, de réussite éducative, de santé ou d’accès à la culture, au sport, aux loisirs, chacun de ces points présente autant d’opportunités pour tous les éducateurs de se rencontrer et d’agir. Or ce temps donne une impression de confusion où chacun tente de répondre au mieux à sa mission et à ses devoirs sans toujours prendre le temps ou l’initiative de composer avec l’autre.

Il est aussi difficile pour le parent d’identifier l’offre existante et de l’utiliser en cohérence avec les aspirations et les contraintes scolaires, familiales et professionnelles. Ce temps doit devenir une priorité et passer d’une offre de services cloisonnée et morcelée à l’émergence d’un projet de territoire, social et éducatif. Une dynamique de l’ensemble des acteurs du périscolaire est nécessaire tant pour en définir les besoins que pour mettre en synergie et en cohérence l’action des uns et des autres.

L’accueil de loisirs, entre la famille et l’école, est en relation privilégiée avec les enseignants et les parents. Cette situation en fait un interlocuteur stratégique ayant une bonne connaissance du territoire, de ses réseaux, de ses acteurs et de ses réalités. Il peut, dans un contexte politique volontaire, passer du statut d’un service de garde d’enfants à celui d’un véritable levier de développement de son territoire qu’il soit commune ou intercommunalité.

LES RYTHMES DE VIE

Et les besoins de l’enfant

L’organisation d’un accueil périscolaire doit pouvoir prendre en compte la connaissance de l’enfant et tenir compte des aspects physiologiques, psychologiques, affectifs, sociaux et culturels. Il ne faut pas oublier que l’enfant n’est pas un adulte en miniature et possède des droits, notamment tenant au respect de la personne, mentionnés dans la convention internationale des droits de l’enfants. Les besoins fondamentaux de l’enfant sont d’ordre :

Ø Physiologique :

- l’enfant doit pouvoir prendre des repas équilibrés, variés, en quantité suffisante qui suivent un rythme régulier ;

- le sommeil et le repos doivent lui permettre de récupérer ;

- la détente, le rêve, le calme contribuent à son épanouissement.

Ø Affectif :

- l’enfant doit être reconnu, entendu, protégé et se sentir en sécurité par des repères. En le responsabilisant avec bienveillance, l’adulte doit l’aider à grandir.

Ø Intellectuel :

- l’enfant doit pouvoir copier, recopier, réfléchir mais aussi explorer, découvrir, afin de pouvoir créer et se découvrir des capacités ;

- pratiquer seul ou avec d’autres, le jeu est un des outils de sa construction.

L'ACCUEIL DU MATIN

Le réveil à sonné…

L’accueil du matin se caractérise par des arrivées échelonnées et un nombre d’enfants qui augmente plus on se rapproche du moment de la rentrée à l’école.

Ø LES LOCAUX

L’espace, aménagé de manière attrayante, sécurisante et réconfortante, doit répondre à une réelle fonction pédagogique. L’accueil est conçu de manière à déposer vêtements, chaussures au besoin et cartables, sans encombrer les circulations et les issues.

L’aménagement réserve différents espaces :

· Un espace repos avec banquettes, coussins, matelas facilement lavables

· Un espace activités : jeux, graphisme, …

· Un espace travail

· Un espace petit déjeuner

· Un espace extérieur clos

· L’accès à des sanitaires adaptés.

L’accueil périscolaire est ouvert à une tranche d’âge assez large, aussi convient-il de prévoir des espaces et un mobilier adapté à chacun.

D’une manière générale, il est préconisé d’aménager l’espace de façon à favoriser le calme, l’activité individuelle, voire le repos. L’encadrement doit avoir accès à un téléphone et disposer d’une pharmacie et d’un lit de secours.

Ø LE MATÉRIEL

Une diversité de matériel mis à disposition des enfants doit répondre à leurs besoins, selon leur âge et le moment de l’année. Un petit matériel pédagogique (papiers, crayons de couleurs, feutres, ciseaux, gommettes, perles, …) doit permettre de favoriser l’expression et le jeu soit en autonomie soit sur des temps d’animation. Il convient de mettre à disposition des jeux et jouets en bon état, complets, et de responsabiliser les joueurs dans leur utilisation et leur rangement.

L’accès au livre doit pouvoir être favorisé que ce soit en autonomie ou autour d’une activité mise en place par un animateur. Il faut prévoir des livres variés (albums, bandes dessinées, journaux, contes, documentaires, comptines, énigmes, …) adaptés, renouvelés et en bon état (la médiathèque peut par exemple assurer tous les 15 jours le renouvellement des bacs de livres mis à disposition de l’Accueil de Loisirs.


Ø LE PETIT DÉJEUNER

Nombre d’enfants ne prennent pas de petit déjeuner chez eux, d’autres ne l’ont pas pris dans des conditions satisfaisantes.

Un petit déjeuner peut être proposé, à condition qu’il soit équilibré(1) et que les enfants qui l’ont déjà pris chez eux n’en profitent pas pour faire un second repas. Alors que l’obésité infantile devient un problème de santé publique, le choix du petit déjeuner doit être débattu avec l’ensemble des personnes concernées, notamment les parents, en tenant compte des pratiques au sein de l’école.

L’alimentation est un thème qui peut être abordé dans un projet d’animation et les enfants peuvent participer au service.

Une éducation sur l’hygiène bucco-dentaire peut être envisagée en complément.

LA PAUSE MERIDIENNE

Entre déjeuner, activité et calme…

Le temps de pause de la mi-journée est souvent difficile à gérer, compte-tenu notamment des locaux, de l’organisation générale et de la multiplicité des intervenants. Il n’est pas rare que les enseignants se plaignent de la difficulté à reprendre les cours dans le calme en début d’après-midi.

Ø LE REPAS

La présence d’adultes accompagnateurs sur le temps du repas est obligatoire ; leur nombre doit être suffisant pour permettre d’être attentif à chaque enfant. Il convient de vérifier la qualité des salles de restauration afin que le repas se déroule dans le calme.

Afin de distribuer à l’enfant un repas de qualité, en quantité adaptée à ses besoins dans les meilleures conditions d’hygiène et de sécurité, des objectifs peuvent être fixés : éveiller l’enfant au goût, l’informer sur l’équilibre nutritionnel, l’associer et le responsabiliser sur l’organisation de son repas, respecter les règles d’hygiène, …

Pour garantir à l’enfant sa sécurité physique et psychoaffective, les rythmes et besoins doivent pouvoir être respectés. Il doit avoir des repères rassurants et structurants. La pause méridienne doit être un moment d’échange et de plaisir, dans un cadre sécuritaire garanti. Les différents adultes doivent faire preuve de cohésion et de cohérence, et l’ensemble des personnels adultes qui intervient le temps du midi doit avoir un rôle éducatif.

Les tables doivent être prévues pour 4 à 6 enfants maximum, afin de faciliter les relations.

Il est opportun de créer des espaces cloisonnés et de multiplier les services afin de limiter le nombre d’enfants qui déjeunent en même temps. Les enfants de maternelle et d’élémentaire doivent pouvoir disposer d’espaces de restauration distincts permettant un déroulement et un rythme adaptés.

Pour que le repas soit un temps d’animation à part entière, les animateurs déjeunent avec les enfants. Il s’agit de travailler sur la découverte du goût et l’apprentissage de la vie en collectivité. C’est aussi un moment où les animateurs dialoguent avec les enfants.

Les menus de la semaine sont affichés à l’école mais il convient de veiller à ce que les parents qui ne viennent pas chercher les enfants à l’école soient informés : affichage à l’accueil périscolaire, presse, bulletin municipal, site internet, …

Une commission d’élaboration des menus peut associer les parents.

v Acoustique des cantines scolaires

· Le bruit à la cantine et ses effets

Il n’est pas rare de rencontrer, dans les cantines scolaires, une situation d’inconfort liée à une mauvaise qualité acoustique. Ainsi les niveaux de bruits enregistrés peuvent atteindre 85 décibels en moyenne à plus de 100 décibels, soit l’équivalent d’une menuiserie industrielle ou d’une imprimerie. Pourtant, plus d’un enfant sur deux mange à la cantine et passe près d’une heure quotidienne dans ces locaux de restauration.

Les effets du bruit ne se limitent pas au système auditif. Dans une ambiance bruyante, les enfants ont tendance à ne pas finir leur repas pour fuir cette gêne. En outre, une étude a permis de mesurer l’incidence du facteur « cantine » dans le résultat scolaire. Des retards dans l’apprentissage de la lecture, des fautes d’inattention plus fréquentes sont parfois constatés chez les enfants qui déjeunent à l’école.

· L’origine du problème

Dans un local fermé et en présence d’obstacle, une onde sonore, est pour partie réfléchie, absorbée et transmise. Pour des raisons d’hygiène, les cantines scolaires sont souvent conçues avec des matériaux intérieurs (sols, murs, plafonds) lisses, durs et résistants, alors que les matériaux acoustiquement satisfaisants sont mous, fibreux ou perforés. De ce fait, la partie réfléchie de l’onde revient vers les oreilles et s’ajoute aux bruits d’origine, créant ainsi une amplification sonore qui peut aller jusqu’à l’intolérance.

L’ambiance sonore dans une cantine dépend du temps de réverbération. C’est le temps nécessaire à un bruit pour diminuer de 60 décibels après son émission. Plus ce temps est long, plus un effet d’écho se distingue, et plus la salle s’avère bruyante.

Le temps de réverbération doit être compris entre 0,4 et 0,8 seconde pour les salles de restauration inférieures à 250m3, et inférieur à 1,2 seconde pour les salles supérieures à 250m3 .

v Les causes de bruits excessifs dans les cantines :

Trois principaux paramètres déterminants de l’ambiance sonore sont à distinguer :

· Les enfants eux-mêmes, leurs comportements et leurs agitations

· Le mobilier et la vaisselle

· Les caractéristiques acoustiques du local.

v Quelles solutions ?

Quelques aménagements simples peuvent permettre d’améliorer l’ambiance acoustique sans avoir recours à des travaux onéreux :

· Agir sur la densité d’occupation : une densité de l’ordre de 2m² par personne est optimale

· Agir sur la disposition : des tables rondes disposées en îlots, séparées de préférence par des écrans, favorisent une communication autour de la table et non entre les tables. Un cloisonnement est très souhaitable pour les réfectoires de plus de 50 enfants

· Agir sur le mobilier : des chaises équipées de tampons de caoutchouc, changés régulièrement, éviteront le contact avec le carrelage

· Opter pour des repas en mode self-service, aucune attente entre les plats n’étant nécessaire

· Développer la surveillance des élèves afin qu’elle soit en nombre et quantité suffisante. En moyenne, il s’observe à peine 1 surveillant pour 39 enfants en primaire et un surveillant pour 20 enfants en maternelle.

Ø LES ACTIVITÉS

Le temps d’animation ne doit pas se résumer à une gestion de l’attente avant de passer à table ou de reprendre la classe.

Un personnel formé doit pouvoir proposer des activités variées et adaptées aux besoins des enfants : activités calmes en groupe, ou isolement pour ceux qui ont besoin de rompre avec la collectivité.

· Les locaux extérieurs

Avant et après le repas, les enfants doivent pouvoir disposer des cours de récréation et de leurs aménagements pour se détendre et jouer : préau, jeux extérieurs, bacs à sable, toboggans, cabanes, installations sportives (but de football, panier de basket, …) avec du matériel sportif ou des jeux de cour.

· Les locaux intérieurs

Il ne faut pas négliger le besoin de repos et prévoir un espace calme afin que l’enfant puisse se relaxer, voire faire la sieste dans de bonnes conditions avec une literie adaptée, y compris pour les enfants âgés de plus de 4 ans.

La salle d’accueil périscolaire, souvent celle réservée à l’accueil du soir et du matin, dispose de ses propres jeux et jouets. Suivant les écoles et en accord avec les enseignants, les enfants peuvent avoir accès à certaines salles spécifiques : bibliothèque, salle informatique, salle de motricité, salle d’arts plastiques, …

· Le temps des transports

Lorsqu’ils sont nécessaires, ils prennent souvent sur le temps d’animation.

L'ACCUEIL DU SOIR

Un sas avant le retour à la maison

L’accueil périscolaire du soir peut être organisé pour permettre aux parents de récupérer leurs enfants de manière souple sans trop perturber les activités en cours.

En règle générale, les activités proposées sont orientées vers le jeu et le loisir : c’est la fin de la journée et les enfants sont fatigués et peu enclins à se concentrer. L’accueil diffère néanmoins selon qu’on y intègre l’aide aux leçons et l’accompagnement scolaire ou qu’on se limite aux temps d’animation.

Ø LES ESPACES

Souvent assuré dans les mêmes locaux que le matin, mais pas toujours, l’accueil du soir doit pouvoir avoir accès à un espace extérieur, soit celui de la cour de l’école, soit spécifique.

· Les espaces extérieurs propres à l’équipement

Il est possible d’imaginer des ambiances différentes, avec des espaces plus calmes et du mobilier d’extérieur. La nature des matériaux extérieurs permet d’envisager différents types d’activités :

- sols souples pour les aires de jeux et de réception,

- gazons pour courir, prendre le goûter.

Les liaisons intérieur/extérieur doivent être privilégiées vers les sanitaires et les salles d’activités, afin de faciliter les déplacements des enfants et leur surveillance.

La création d’une régie avec accès sur l’extérieur est opportune.

Les jeux et aires de réception doivent répondre aux normes de sécurité.

· La ou les salles d’activité

L’accueil périscolaire est un lieu éducatif et d’expérimentation où l’enfant va découvrir, créer, pratiquer. L’aménagement de l’espace doit accompagner son développement et son l’expérimentation tout en facilitant son autonomie.

Si l’accueil du matin requiert le calme et l’intimité, l’accueil du soir est plus contrasté.

Il convient donc de ménager des espaces qui permettent à chacun de s’y retrouver : besoin de détente, recherche d’intimité, tout en facilitant le travail des animateurs.

Si l’accueil se déroule dans une seule salle, il convient de :

- veiller au confort acoustique

- délimiter les espaces en fonction de sources de lumière naturelle

- organiser les activités en fonction de l’accessibilité des espaces annexes (points d’eau, lieux de rangement, …)

- mettre du matériel modulable et facilement transportable notamment sur roulettes

- ménager des espaces de rangement et la possibilité pour les enfants qui ne viennent pas régulièrement ou ont dû abandonner un travail en cours

- ne pas exclure de réorganiser une salle en fonction des moments de la journée

- faciliter les échanges entre les différents espaces.

Il est important de prévoir :

- une salle avec un espace goûter et un espace de repos

- une salle pour les leçons

Ø LE GOÛTER

Faisant partie du rythme de la journée de l’enfant, il doit être pensé dans un cadre agréable, dans une ambiance conviviale et d’une manière éducative.

Les enfants doivent pouvoir s’installer autour d’une table propre et adaptée à leur taille.

A l’intérieur, la présence de claustras permet de créer des petits groupes, mais les espaces extérieurs peuvent aussi être mis à profit.

L’autonomie et la responsabilisation des enfants sont à rechercher en leur permettant de participer au service et au rangement.

Ø LES ACTIVITÉS

Il convient d’éviter l’activisme et d’adapter les contraintes techniques des activités en fonction des possibilités de concentration des enfants qui baissent en fin de journée, et dont la fatigue s’accumule en fin de semaine.

Les enfants doivent pouvoir choisir l’activité, voire jouer ou s’occuper de manière autonome s’ils le souhaitent. Certains enfants fréquentent à la fois les accueils périscolaires, les accueils de loisirs du mercredi et ceux des vacances, aussi est-il nécessaire de réfléchir à une continuité pédagogique qui évite les redites et tienne compte d’une progression et d’une cohérence de programme d’activités. Le programme pédagogique des accueils fonctionnant sur différentes périodes doit être pensé dans sa globalité.

L’organisateur qui intervient en accueil périscolaire est confronté à des contraintes liées à la spécificité de ce temps : fréquentation irrégulière, des enfants d’âges très différents, et un temps de présence qui peut aller de 10 minutes à 2 heures 30.

Outre les compétences classiques attendues, un animateur doit plus particulièrement être à l’écoute des enfants, respectueux de leurs rythmes et en parfaite connaissance de leur environnement.

L’accueil diffère néanmoins selon qu’on y intègre l’aide aux leçons et l’accompagnement scolaire ou qu’on se limite aux temps d’animation proprement dits.

A titre d’exemple, dans le cadre d’une résidence artistique inscrite dans le projet culturel communautaire, un projet de spectacle déambulatoire et d’arts de la rue pourrait-être, abordé par une troupe sur l’ensemble des accueils du mercredi et dans tous les accueils périscolaires, où chacun développe un aspect du spectacle.

Le projet engendre :

• des échanges fructueux

• une ouverture culturelle

• des rencontres avec des artistes

• une cohésion du groupe propice à l’épanouissement personnel des enfants

Ø LES LECONS

Faut-il ou non que les enfants fassent leurs leçons à l’accueil périscolaire ? Les animateurs n’ont pas à se substituer aux parents mais, d’un autre côté, ces derniers, rentrant tard de leur travail souhaitent la plupart du temps que les enfants aient terminé ou au moins commencé leurs leçons. Cet aspect doit pouvoir être réfléchi en concertation entre la commune, les enseignants, les parents et l’enfant.

Différents cas de figure existent :

§ Les enseignants assurent une étude entre 16h30 et 17h30 et la commune propose uniquement des activités de loisirs, culturelles, sportives ou artistiques dès 16h30 ou à partir de 17h30 après l’étude ;

§ L’accueil périscolaire propose une salle calme, distincte de la salle de jeux, où les enfants peuvent faire leurs leçons en totale autonomie. L’accès à un minimum de matériel pédagogique, dont un dictionnaire, peut être opportun ;

§ Un accompagnement des enfants dans leurs apprentissages scolaires peut être assuré par le biais de l’équipe d’animation en lien avec l’équipe d’enseignants ;

§ Un contrat local d’accompagnement scolaire (CLAS) a été signé entre la collectivité et la CAF.

Quelle que soit l’option choisie, il importe de limiter les leçons dans le temps, d’autant que les enfants sortent de classe, ils ont besoin de temps pour eux, et que certains sont là depuis 7h le matin

Ø LES RELATIONS AVEC LES PARENTS

Accueillir un enfant, c’est aussi accueillir une famille. En ouvrant la structure aux parents, on permet à l’enfant de surmonter la séparation avec son milieu familial. Les besoins de l’enfant doivent être pris en compte dans leur interdépendance et il est important d’établir une relation privilégiée, individualisée, continue, avec le ou les adultes de référence. Plus le temps d’accueil de l’enfant est important en durée et plus la concertation entre les adultes sur l’enfant est importante notamment pour l’enfant accueilli matin, midi et soir.

L’espace d’accueil des familles doit s’organiser dans un endroit spécifique. Une information permanente écrite à l’entrée de l’accueil doit présenter :

§ Le projet éducatif et pédagogique

§ Le règlement intérieur

§ La présentation de l’équipe d’animation

§ Des informations diverses.

Les échanges sont souvent plus faciles en fin de journée. Fréquemment, les parents ne voient pas les enseignants et c’est à l’animateur qu’ils vont faire état des informations relatives à l’enfant (absence, plannings, environnement familial, maladie…) et, inversement, c’est l’animateur qui va restituer l’information quotidienne sur la vie de l’enfant.

La liaison avec l’équipe enseignante est aussi essentielle car si l’enfant a eu une mauvaise journée, le passage de relais doit permettre à l’enseignant de donner les informations importantes à l’animateur.